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Le projet Vive mar

 

Le projet VIVEMAR se trouve sur la côte pacifique du Mexique dans l’état d’Oaxaca, dans le village de Puerto Escondido. Vive Mar  est une coopérative formée de10 personnes qui travaillent avec les objectifs de conservation et préservation de l’écosystème côtier.

 

Ils promulguent une approche  de développement durable par la diffusion d’une éducation environnementale, par les activités d’éco-tourisme  et avec une participation locale, nationale et internationale. Il forme de la Red de los Humedales de la côte de Oaxaca ( RHCO) qui donne l’autorisation pour travailler pour la conservation des tortues marines.

 

La plage de Bacocho est une plage particulière, car elle intègre un habitat de mangrove d’une longueur 1,6km le long de la côte. Cette mangrove est essentielle à l’équilibre de la faune et flore local. Plusieurs espèces se réfugient dans cette mangrove pour établir leurs nids et se protéger des prédateurs. On retrouve des pélicans, des « urricas », des frégates, des crocodiles, des ratons laveurs, des dauphins, des baleines et trois espèces de tortues marines.  La plage de Baccocho possède une végétation dense car elle est composée de forêts, dunes de sables et de mangroves.

 

En 2015, le projet Vive Mar obtient l’autorisation du « Comité des plages propres de la municipalité de San Pedro Mixtepec » de pouvoir mener des actions afin de préserver la biodiversité de cette partie de la côte mexicaine.

 

De cette façon, l’équipe de VIVE MAR peuvent régulièrement surveiller la qualité de l’eau de mer. De plus, plusieurs programmes ont été mis en place, notamment, un programme de tri de déchets, un programme de sécurité pour les tortues, un programme d’éducation environnemental et de diffusion culturel et un programme de conservation de la biodiversité. Ces mesures vont permettre d’améliorer considérablement la préservation des tortues et leur environnement.

 

Le projet VIVEMAR est constitué majoritairement de volontaires, leurs travail se compose en plusieurs tâches. Tout d’abord, la surveillance des plages set l’une des principales actions, ils   contrôlent les plages sur une distance de 27 km pendant la nuit. Cette surveillance a lieu toute l’année. Lorsqu’une tortue a été repéré, ils vont l’observer et attendre que cette dernière ponde, une fois qu’elle a mis ses oeufs, l’équipe de VIVE MAR vont relocaliser les oeufs dans « campement pour oeufs de tortues ». Plusieurs lieux sont affectées a cet effet: Palmarito, Agua duale, Colorado et Bacocho. Il faut savoir que les tortues marines peuvent pondent entre 70 et 200 oeufs à chaque ponte. Malheureusement, en moyenne une tortue sur mille va réussir à atteindre l’âge. survivre. La période d’incubation dure entre 45 et 78 jours, une fois les oeufs éclos, les nouveaux nés pointe leur bout de nez et à ce moment là, les volontaires vont pouvoir les relocaliser une nouvelle fois sur les plages pour qu’elles puissent rejoindre l’océan.  En tant que touristes vous pourrez participer, mais arrivez bien à 17h sur la plage Baccocho. Afin de ne pas pas toucher les petites tortues, les volontaires vont vous remettre un petit bol en forme de noix de coco. Bien d’autres tâches font parti du quotidien des volontaires tels que le nettoyage des nids, l’enseignement  de différents programmes aux populations locales, la sensibilisation des touristes sur la conservation des tortues marines et l’équilibre de la biodiversité locale.

 

Les transferts des petites tortues ont lieu dans des campements destinés à cet effet (voir photo ci-dessous). Ce campement abrite les nids des braconniers et prédateurs naturels tels que les oiseaux, ratons laveurs ou chiens sauvages.

 

Le projet Vive Mar collabore avec plusieurs fondations internationales telles que: WWF et Fundacion communitaria Oaxaca.

 

Les différents type de tortue sur les côtes pacifiques du Mexique

 

Savez-vous qu’auparavant, il existait près de 60 espèces de tortues marines dans nos océans et qu’aujourd’hui, seulement 7 espèces sont répertoriées en 2019.

 

Parmi ces espèces, nous pouvons principalement en rencontrer trois sur les côtes mexicaines. En effet, les plages d’Oaxaca abritent essentiellement : la tortue luth (Dermochelys coriacea), la tortue franche (Chelonia agassizii) et la tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea).

 

Vous reconnaîtrez la tortue verte (Chelonia agassizii) mesure entre 65 cm et 120 cm, son poids varie entre 65kg et 125kg.  On lui attribue parfois le nom de le « tortue noire » par la couleur foncée de sa carapace. Elle pond principalement de septembre à janvier sur les plages d’Oaxaca. Elle est la plus grande de la famille des Cheloniidae.

 

La tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea) quant à elle mesure entre 60 et 75 cm et  peut peser jusqu’à 75kg. Elle pond toute l’année sur les côtes du Mexique, néanmoins la période la plus forte reste à partir du mois d’août jusqu’au mois d’octobre. Cette espèce se trouve principalement dans les eaux tropicales. Elle est considérée comme la plus petite des espèces de tortues marines qui traverse nos océans. Elle appartient à la famille des Cheloniidae tout comme la tortue verte. Néanmoins, elle est considérée en voie d’extinction.

 

Quant à la tortue Luth (Dermochelys coriacea) est la plus grande espèce de tortues marines au monde. Son poids est, susceptible d’atteindre  les 400 kg pour une longueur atteignant les 1m80. Sa carapace est lisse et n’a pas d’écailles, voilà le principal trait de caractère qui la différencie des autres espèces. Elle appartient à la famille des Dermochelyidae.  Elle pond entre le mois d’octobre et avril sur les plages de Puerto Escondido.

 

Petits faits:

 

La tortue olivâtre est considéré comme une espèce en danger au niveau mondiale.

Les tortues peuvent plonger dans les eaux profondes où les températures peuvent très froides.

Une tortue peut atteindre les 35 km/h grâce à sa carapace?

Une tortue peut devenir centenaire et bien plus, sa durée de vie peut excéder les 150 ans, autant vous dire qu’elles ont plus de sagesse que nous!

Les tortues sont omnivore. Néanmoins, certaines espèces ont un tendance à préférer les végétaux comme la tortue verte et la tortue franche? Alors que la tortue olivâtre est préfère les petits mollusques, les crustacés et les petits poissons.

 

Libération de tortues

 

Après avoir passés entre 45 jours et 78 jours au chaud dans leurs nids, elles pointent leur bout de leur nez. Et les voilà prêtes à affronter « le Grand bleu ». Ces nouveaux nés sont très fragiles à la sortie de leurs oeufs. Ils disposent d’une énergie appelée « Vitelo » qui leur permettent de sortir de leur coquille  et de traverser la plage pour rejoindre la mer. Il est essentiel de libérer les tortues sur la plage avant qu’elles n’atteignent les océans.  Cela va leur permettent de se muscler et prendre des forces pour nager à travers les océans. Cette phase d’adaptation est fondamentale, car désormais ces nouveaux nés doivent se nourrir seuls et rejoindre un endroit où ils seront en mesures de se protéger des prédateurs naturels.

 

Savez-vous que les tortues sont un animal philanthropique ? En effet, elles retournent à la même plage où elles sont nées pour se reproduire.

 

Relocalisation avec précautions:

 

Il est interdit de toucher directement les bébés tortues parce- que sinon leur cycle de développement et d’adaptation est altéré ce qui peut réduire considérablement leur chance de survit. Elles peuvent contracter des maladies et leurs organes peuvent être affecter  avec le touché de nos mains. De ce fait, le projet Vive Mar a pris l’initiative d’utiliser des « jicaras » pour relocaliser les petites tortues. Ces« jicaras » ont la forme de bol. Il s’agit d’un recipient fait à partir d’un fruit provenant de l’arbre Morro, au Mexique. Cette précaution va permettre aux tortues de rejoindre les océans en évitant le contact humain.

 

Une espèce en danger:?

 

L’une des plus grandes menaces qui affectent l’espèce des tortues marines est le braconnage. Les braconniers viennent à l’aube voler les oeufs pour ensuite les revendre illégalement. En Amérique central, cette pratique est très connue, les oeufs sont recherchés pour leur vertus aphrodisiaques. Malheureusement, les oeufs de tortues ne sont pas la seule chose qu’ils recherchent, leur chairs est également recherchée pour leur propre consomation ou pour la revente sur le marché noir.

 

Une autre menace importante pesant sur la conservation de cette espèce est les accidents de pêches. Un très grand nombre de tortues se retrouve très souvent piégé dans un chalut (filet en forme d’entonnoir qu’utilise les navires de pêche) et ne peuvent en ressortir. La pêche industrielle provoque essentiellement ce type d’accident et cela a des lourdes conséquences quant à la conservation des tortues marines.

 

La pollution des déchets marins flottants figure également, parmi les grands dangers des tortues marines. Des milliers de filets abandonnés de pêche se trouve dans nos océans et les tortues se coincent dedans et finissent pas se noyer. De plus, les déchets plastiques sont une grande cause de l’extinction de leur espèce. En effet, les tortues confondent les plastiques avec les méduses, qui constituent une partie de leur alimentation. En avalant du plastique, cela provoquent pour les tortues des occlusions digestives, et bien souvent elles finissent par en mourir.  Il faut savoir que les 3/4 des tortues que l’on retrouve échouées sur les plages ont l’estomac rempli de plastique.

 

La pollution lumineuse nuit également à l’espèce. Elle correspond aux sources de lumières mis en place par l’homme le long des plages. Les tortues et bébés qui normalement se servent de la lune pour s’orienter, perdent leur sens d’orientation et parfois peuvent finir sur la route ou dans une piscine d’un hotel de luxe.

 

La destruction et la modification de leur habitat constitue une des causes majeures de leur perdition. L’homme s’implante de plus en plus prés des plages, des côtes, leur habitat naturel est boulversé et les conséquences sont irréversibles. Il arrive que les tortues ne puissent revenir à leur plage sauvage où elles sont nées, car ces plages ne sont occupées par l’homme.

 

Parmi les grandes menaces, la pollution des océans a provoqué l’augmentation de la maladie du fibropapillomatose  depuis plusieurs années, il s’agit d’une maladie de la peau chez la tortue. Cette forme d’herpès serait certainement dû à l’importante quantité de carburants déchargée dans nos océans.

 

Et puis, les prédateurs naturels restent bien évidemment une menace certaine pour leur préservation. Parmi les grands ennemis naturels, on peut citer le grand requin blanc, le requin tigre, le requin bouledogue qui se servent des tortues comme alimentation. Les cicatrices sur leurs carapaces peuvent témoigner de la férocité de ces grands prédateurs.

 

Toutefois, l’homme constitue la plus grande menace pour la préservation des tortues marines, et la moins naturelle, ce qui provoque l’extinction de certaines espèces comme la tortue verte.

 

Des solutions concrètes pour la protection des tortues?

 

La scène internationale a manifesté son intérêt avec la Convention de Washington en 1973 en régissant le commerce international de la faune et la flore. Et différents états n’hésitent pas à mettre  en place des actions locales pour veiller à la conservation des tortues, néanmoins leur population ne cesse de décroitre dans nos océans.

 

Bien que des mesures juridiques ont été établit, des solutions concrètes peuvent être faîtes à notre échelle.

 

Premièrement, les pêcheurs devraient davantage utiliser de plus gros hameçons et des filets, afin que les tortues puissent s’échapper. Ce type de filet pourrait faire chuter drastiquement le taux de mortalité de ces espèces.

 

Deuxièmement, nos modes de consommation doivent changer. Savez-vous que 90% de la pollution marine est une pollution tellurique (c’est à dire qui vient de la terre). Nous nous devons de bannir l’utilisation du plastique dans notre quotidien: les pailles en plastique, les bouteilles en plastiques ou les cottons tiges. Désormais, nous pouvons privilégier des matériaux réutilisable tel que le bambou ou le verre.

 

Et, lorsque vous voyager mesdemoiselles n’hésitez pas à adopter des gestes simples mais qui feront la différence.

 

Voyager en étant conscient du monde qui nous entoure et de l’importance de notre biodiversité. La conservation de nos océans et de la vie sauvage est fondamentale pour perpétuer l’équilibre de la faune et la flore qui y demeure sur notre planète.

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